Questions fréquentes

Cet établissement sera-t-il reconnu ?

La reconnaissance d’un établissement qui n’a pas passé de convention avec l’Education nationale ne pose pas de problème dès lors que certains points sont respectés. Les points essentiels sont les suivants :

– Le directeur doit avoir exercé cinq ans dans l’Education nationale
– Les locaux doivent respecter les normes d’hygiène et d’accessibilité.

En ce qui nous concerne, ces points seront bien sûr respectés.

 

Quelles langues pourront être choisies pour le baccalauréat ?

La première langue (LV1) sera l’anglais.

La seconde langue (LV2) pourra être l’allemand, l’espagnol ou le russe.

 

L'Etablissement sera-t-il destiné à certains profils d'élèves ?

Des élèves de niveaux très variés pourront présenter leur candidature au nouveau lycée d’Armor. L’hétérogénéité doit être maintenue car elle est source d’enrichissement pour chacun. Il y aura néanmoins un entretien permettant d’évaluer si l’élève candidat est réellement preneur du projet qui lui est proposé.

Si mon enfant a de bons ou de très bons résultats, est-ce intéressant de l'inscrire dans cet établissement ?

Oui. En effet, l’enseignement secondaire ne motive généralement pas assez les élèves. Quel que soit leur niveau, leur potentiel est mal utilisé. On constate en particulier que l’Education Nationale s’avère très peu motivante pour une grande proportion d’élèves ayant un bon potentiel. Certes, on y prépare le Bac et cela rassure. Malheureusement on constate, une fois le fameux examen en poche, que l’on n’est préparé correctement ni aux études supérieures ni au monde de l’entreprise. Au cours d’Armor, l’élève aura le privilège de se construire avec enthousiasme dans cette perspective tout en préparant le Bac bien sûr.

La qualité de l'enseignement ne risque-t-elle pas d'être insuffisante si l'enseignant intervient dans plusieurs matières ?

En France, on cloisonne entre elles les différentes disciplines. On ne conçoit généralement pas qu’on puisse en enseigner plusieurs. Les professeurs se voient souvent comme définitivement incompétents dans toutes les matières autres que leur spécialité.
Dans d’autres pays comme le Royaume-Uni, l’Allemagne ou l’Italie, le professeur enseigne plusieurs disciplines. Cela lui donne le plaisir d’ouvrir son enseignement à des domaines différents. Par ailleurs il encadre l’élève un plus grand nombre d’heures ce qui lui permet de mieux le connaître et donc de mieux l’accompagner. Cette organisation facilite aussi le travail interdisciplinaire. Lorsque l’enseignant est moins spécialiste, les séances peuvent conserver une organisation efficace. L’élève devient un acteur plus autonome, quant à l’enseignant, il devient plus un accompagnateur, une source d’encouragement pour l’élève, un conseiller méthodologique.

Qu'en est-il du travail personnel de l'élève ?

En ce qui concerne le travail personnel, on mettra l’accent sur la régularité plutôt que sur la quantité. Il est en effet important que chaque élève apprenne à prendre régulièrement un peu de temps à part pour se consacrer seul à retravailler des notions vues en classe.
On recherchera un équilibre entre les différents types de travaux :

– Apprentissage (d’une synthèse de cours, de vocabulaire, d’une poésie etc.)
– Répétition d’exercices faits en classe
– Exercice de recherche (réponse à une question ouverte. )

Le fait qu’il y ait un enseignant principal unique permettra de bien coordonner les travaux à faire à la maison.

Quelles seront les possibilités pour le repas de midi ?

Les élèves pourront apporter leur repas qui pourra être pris sur place et éventuellement réchauffé dans des fours à micro-onde. C’est ainsi que fonctionnent une grande majorité d’établissements en Allemagne et au Royaume-Uni. Quelques établissements en France fonctionnent également sur ce modèle.

Après la classe de seconde, comment l'élève pourra-t'-il être orienté ?

A l’issue de chaque année scolaire, l’élève sera orienté en fonction de ses vœux et de ceux de sa famille.

A l’issue de la troisième, il pourra être orienté en seconde générale (en restant ou non au sein de l’établissement) ou bien en seconde professionnelle.

A l’issue de la seconde, il poursuivra dans un autre établissement, dans une filière générale ou technologique.

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L'élève et ses parents pourront-t'-ils faire appel en cas de désaccord avec leur choix d'orientation ?

C’est l’année de seconde elle-même et elle seulement qui constituera le critère d’orientation. Ainsi, on n’acceptera pas de revoir une décision de non passage en première S sous prétexte que l’élève désirerait faire médecine et qu’il faut lui donner sa chance. Sa chance, il doit la saisir au cours de la classe de seconde. S’il ne l’a pas saisie par manque de travail et qu’il se rend compte qu’il tient absolument à cette orientation, il redouble. Cette manière de procéder a pour but de responsabiliser l’élève.

L'établissement sera-t-il confessionnel ?

Il ne le sera pas. En revanche, on aura à cœur de sensibiliser les élèves aux considérations spirituelles. En particulier, on invitera au moins quatre fois dans l’année des intervenants qui auront à cœur de partager sur le sens qu’ils donnent à leur vie, croyants de diverses confessions, agnostiques ou athées.
Dans notre société, ces considérations sont peu présentes. Seuls les média distillent de l’information à ce sujet. Ouvrir un partage plus direct, plus spontané, serait très enrichissant. Notre pays est désormais suffisamment averti du danger que peut constituer l’embrigadement religieux pour que de tels partages puissent se vivre sereinement et contribuer à décrisper les mentalités.

Voir une réflexion plus approfondie sur ce sujet.

L'établissement se réclame-t-il d'une pédagogie particulière (Freinet, Montessori, De la Garanderie etc.) ?

Les choix pédagogiques que nous faisons ne se réclament pas d’une pédagogie particulière (Montessori, Freinet, De la Garanderie). Toutes ces pédagogies ont montré leur pertinence mais aussi leurs limites.
Toute théorie pédagogique prend sa source dans le désir de communiquer à l’élève la capacité à comprendre et l’envie d’approfondir. La réflexion que chacune d’elles a opérée peut être tout à fait instructive pour l’enseignant, lui révélant des points qu’il n’avait pas entrevus sur les modalités nécessaires à un bon apprentissage et l’aidant ainsi à gérer plus efficacement l’interaction avec chaque élève.
Cependant, ce que nous cherchons à mettre en œuvre ne peut pas être considéré comme l’héritage direct de l’une quelconque d’entre-elles.
Aucune pédagogie ne peut se ramener à une « technique miracle » qu’il suffirait d’appliquer avec les moyens suffisants. Entre en jeu également le désir de l’élève, cette soif mystérieuse de s’aventurer dans la compréhension des choses et de soi, qu’aucune technique ne peut se vanter à elle seule de pouvoir déclencher.

Les heures de permanence seront-elles obligatoires ?

Il y aura au moins trois heures de permanence obligatoires chaque semaine. Ces heures seront l’occasion pour l’élève de s’améliorer dans l’exécution de son travail personnel. Il pourra bénéficier de conseils de méthode l’aidant à se perfectionner et à travailler d’une manière de plus en plus autonome. Ces heures de permanence obligatoires seront consacrées aux trois matières sur lesquelles l’accent sera le plus mis, à savoir le français, les mathématiques et mathématiques appliquées et l’anglais.

Quels seront les frais de scolarité ?

Les frais de scolarité seront d’environ 4000 € par an.
Ce sont des frais de scolarité élevés bien sûr si on les compare à ceux des établissements privés sous contrat.
Il faut néanmoins avoir à l’esprit que les enseignants des établissements sous contrat sont rémunérés par l’état et qu’en réalité le coût de la scolarité d’un collégien est de 8000 € et celui d’un lycéen de 10 000 €.

 

 

 

Où l'établissement sera-t-il situé ?

A priori l’établissement sera situé à Saint-Brieuc ou tout proche de Saint-Brieuc afin d’être assez facilement accessible.
Nous louerons un local qui bien sûr devra respecter les contraintes de sécurité et d’accessibilité propres aux établissements recevant du public.