Nos principes éducatifs

Des principes souvent mal appliqués

Elèves, enseignants et intervenants, ont tous de la valeur et doivent être respectés

Même si des difficultés relationnelles surviennent parfois, le respect doit être une règle absolue. On donnera de l’importance à l’apprentissage de la civilité ainsi qu’aux gestes d’encouragement et de bienveillance. On cherchera à développer une convivialité entre tous.
L’élève sera sensibilisé à ces attentes au début de l’année en signant un règlement intérieur.
En cas de problème de travail ou de discipline, l’enseignant privilégiera le dialogue avec l’élève. Néanmoins, dans le cas où ce dialogue ne donne pas de résultat ou dans le cas d’une faute vraiment grave, l’enseignant pourra mettre en œuvre une sanction assortie éventuellement d’une mesure de réparation. Jamais une sanction ne sera vexatoire.
Nos principes rejoignent les préconisations du rapport de l’UNESCO, fait par la commission internationale sur l’éducation pour le 21ième siècle :

L’éducation doit contribuer au développement total de chaque individu, esprit et corps, intelligence, sensibilité, sens esthétique, responsabilité personnelle, spiritualité

Commission internationale sur l’éducation pour le 21ème siècle

Un établissement scolaire doit être un lieu d’instruction

On insistera particulièrement sur la transmission structurée de savoirs en mathématiques et en français. On veillera à ce qu’à l’approfondissement soit toujours associée la recherche de rigueur.
Actuellement, les enseignants du supérieur constatent, y compris chez des étudiants travailleurs et ayant de bonnes capacités, que les connaissances en mathématiques et en français sont floues. La société du « zapping » y est pour quelque chose. Nous ferons d’autres choix que ceux de l’Education nationale, qui a cherché à adapter la pédagogie à cette nouvelle donne, en proposant des manuels et supports pédagogiques déstructurés et confus.
Nous pensons que c’est un mauvais choix. Quitte à rencontrer des obstacles, il faut faire percevoir au jeune la nécessité d’une acquisition structurée de savoirs essentiels en proposant des contenus sobres. Le but évidemment n’est pas de faire « contre » la société, mais d’apporter la connaissance sur un mode qu’elle n’apporte pas naturellement.
Pour ce qui est de l’acquisition des langues étrangères, le fossé entre les ambitions affichées à l’éducation nationale depuis au moins quinze ans et les résultats obtenus reste énorme.
Nous voulons insister en particulier sur l’apprentissage de l’anglais en nous fixant des buts ambitieux en termes d’acquisition de vocabulaire et de maîtrise des structures grammaticales les plus courantes à l’écrit et à l’oral.
Dans les pays de l’Est de l’Europe, le niveau des élèves en langues étrangères est bien meilleur qu’en France. Imitons leurs méthodes !
Nous ferons notamment appel au « par cœur » et à la répétition, en particulier à travers l’apprentissage de sketchs

On ne progresse pas sans faire d’effort. Heureusement, l’effort, on peut y prendre goût !

Certains élèves se contentent de très peu, la phase préadolescente ou adolescente leur donnant l’impression qu’ils font les choses avec aisance, ou qu’elles n’ont pas d’importance. Il y a là un piège. Pour l’éviter, notre notation sera rigoureuse sur les points où le manque d’effort est évident. Par ailleurs, nous organiserons des heures d’étude obligatoires qui contraindront ces élèves à se mettre au moins quelques heures dans une atmosphère propice au travail personnel. Un objectif important consistera à leur donner le goût de l’effort.

L’apprentissage est un processus complexe qui met surtout en jeu l’imitation et la répétition

L’enseignant doit être un passeur de savoir. Il doit transmettre ses connaissances en donnant envie à l’élève de s’entrainer pour le rejoindre. C’est par la rencontre humaine, par cette interaction professeur-élève, par l’imitation et la répétition, que la majorité des véritables artistes, artisans et scientifiques ont été formés. Les recherches en neurosciences mettent en évidence l’importance de la répétition pour acquérir des compétences. La méthode Montessori insiste également sur l’importance de la répétition.
Les enseignements du matin en mathématiques, français et anglais seront dispensés sous forme de modules afin de donner la possibilité aux élèves de bien s’exercer et de ne pas se disperser dans leurs objectifs.

Les activités créatives et artistiques et le travail en groupe sont très formateurs.

De telles activités donnent en effet l’occasion à l’élève de s’organiser avec plus d’autonomie, de se responsabiliser, de s’exprimer autrement, de s’enrichir des compétences des autres, d’exercer sa liberté avec discernement.
Pour certains, elles constituent un tremplin contribuant à prendre confiance en leurs capacités.

L’enseignement donné doit contribuer à développer l’esprit d’ouverture des élèves

A cet égard, il sera important d’accueillir des élèves aux profils variés mais aussi d’inviter des intervenants extérieurs d’horizons multiples. Tout cela contribuera à former chez les élèves un esprit d’ouverture, respectueux d’autrui.

Chaque élève a des capacités à des degrés divers et dans des registres divers

Parmi les élèves ressentant des difficultés, certains peuvent avoir leur place dans une filière générale s’ils sont motivés et travailleurs. D’autres, bien qu’orientés en voie générale, peuvent ne pas y trouver leur compte à cette étape de leur vie et seront plus à l’aise dans des filières où ils travailleront d’autres compétences et retrouveront confiance.
Nous encouragerons les élèves ayant ce profil à acquérir au collège des bases solides et essayerons de mettre à profit au mieux leurs talents, tout en conseillant une orientation autre que celle du lycée général.