Les particularités du Cours d'Armor

qui donneront à l'établissement son caractère

Un cadre clair
  • Des enseignements bien définis dans leur contenu et dans leurs objectifs
  • Une distinction nette entre les activités de restitution et les activités purement créatives
  • Une définition précise du planning annuel des principaux enseignements
  • Fin dernière semaine de juin
  • Une seule classe multi-niveaux avec au maximum 18 élèves, pour l’essentiel du temps encadrée par deux enseignants
  • Enseignements du matin :
    • sous forme de « modules » ou de « mini-stages » en français, math/info, sciences-physiques, anglais.
  • Enseignements de l’après-midi :
    • (laissant plus de place à l’autonomie et à la créativité).
    • Préparation d’exposés d’histoire-géo ou de sciences
    • Rencontres avec des intervenants extérieurs (conférenciers etc.)
    • Préparation de projets d’art ou d’expériences scientifiques
    • Visites
    • Implication dans des projets à caractère social
    • Etudes de fin d’après-midi (deux fois par semaine)
Une dynamique motivante
  • En définissant des objectifs à court terme (fixés pour chaque module selon l’élève).
  • En rompant avec le rythme habituel de l’enseignement traditionnel dont beaucoup d’élèves se sont lassés.
  • En réalisant un suivi de proximité de chaque élève l’aidant à veiller à sa progression.
Une pédagogie visible sur le Web

Rendre le fonctionnement original de l’établissement visible sur internet.

  • vidéos de certaines séquences pédagogiques
  • Certains cours consultables en ligne
  • vidéos d’événements, conférences etc.
Accessible

L’établissement étant privé sans contrat avec l’Education Nationale, il y aura une participation financière des familles. Notre objectif n’est pas de créer un établissement réservé à une élite financière. Le montant des frais de scolarité est calculé au plus juste (3500 € par an).
Il faut avoir à l’esprit que :

  • Le coût annuel de la scolarité d’un lycéen dans un établissement public de l’éducation nationale est d’environ 11 000 €.
  • Un établissement qui se crée hors de l’Education Nationale n’est pas autorisé à être sous contrat tant qu’il n’a pas cinq ans d’existence.
Un esprit d'ouverture

• S’enrichir de la rencontre avec : – des personnes qui ont une passion ou un savoir à partager – des personnes issues de cultures diverses • Donner une place aux entrepreneurs et artisans pour qu’ils présentent leur activité • Inviter des intervenants ayant des visions très diverses : hommes ou femmes de foi de diverses confessions ou agnostiques, en les incitant à communiquer aux élèves sur ce qui les anime au quotidien

Un niveau élevé d'exigence

Rendu possible par :

  • La création d’un climat favorisant une bonne expression des capacités de chaque élève.
  • Un cadre clair des enseignements et une définition précise des objectifs facilitant l’instauration d’une discipline propice au travail.
Une évaluation juste et originale

Pour chaque module, l’élève obtiendra une note. Cette note d’évaluation continue reflètera la maîtrise des connaissances de l’élève révélée par la qualité de ses productions orales ou écrites. Pour chaque module il y aura deux échelles de notation : Le niveau 1 (standard), le niveau 2 (approfondi) C’est l’enseignant qui, pour chaque module, décidera d’évaluer l’élève en niveau 1 ou en niveau 2. Cette décision sera prise peu après le commencement du module. En plus de la note obtenue au module, l’élève aura un retour détaillé lui précisant les obstacles rencontrés et lui donnant des conseils pour les surmonter. Les activités résolument créatives et autonomes ne donneront pas forcément lieu à une évaluation chiffrée. L’enseignant tentera néanmoins de décrire le plus précisément possible les points forts de l’élève lui donnant des conseils pour les exploiter le mieux possible. Les exposés et les travaux de synthèse pourront tout de même être évalués par une note chiffrée.

Un établissement aconfessionnel
Non l’école ne sera pas confessionnelle mais sera cependant un espace où chacun pourra s’exprimer sur son éventuelle foi et sur les valeurs qui l’animent.

Je livre ici ma réflexion sur ce point pour les personnes qui désirent comprendre ma position.

La question de décider si une école à venir sera ou non confessionnelle, est importante. Lorsque j’ai décidé de me lancer dans un projet de mise en place d’un établissement d’enseignement, plusieurs personnes autour de moi m’ont dit : « Tu devrais faire un établissement chrétien ! ».
Il est vrai que je suis engagé dans une communauté chrétienne protestante. Il est vrai également qu’une proportion importante des établissements qui se montent à l’heure actuelle se revendique d’une confession.
Un établissement confessionnel, qu’est-ce que c’est ? En général, on considère qu’un établissement est confessionnel lorsque son équipe enseignante ou au moins son équipe de direction se réclame d’une confession particulière et inclut dans son projet pédagogique une dimension d’initiation à la foi et à sa pratique. Ainsi en va-t-il des établissements catholiques. Pour les établissements catholiques ou protestants hors contrat, toute l’équipe enseignante participe activement à inclure cette dimension dans la pédagogie.
Si on entend « confessionnel » dans ce sens, je peux dire que j’opte pour une école non confessionnelle. J’aurais peur en effet que coller une étiquette « chrétienne » ou « protestante » à une école dont j’aurais la direction contribuerait à former des élèves plus religieux que libres. On sait par expérience que l’adolescence est une période où l’on est fortement influençable, encore plus lorsque le groupe auquel on appartient affirme une identité forte.
Bien sûr, il est souhaitable que l’école ait une âme, une identité propre, mais je pense qu’il est risqué de confier à l’appartenance confessionnelle le rôle de ciment de cette identité. La notion de foi pourrait être confondue avec celle d’appartenance à un groupe.
Le philosophe Pascal dans ses pensées distingue les trois ordres suivants, du plus bas au plus élevé : l’ordre des objets ou ordre de la chair, l’ordre de l’esprit et enfin l’ordre de la sagesse ou de la charité. Les personnes uniquement préoccupées par le matériel et le clinquant ne se sentent concernées que par l’ordre des objets. L’école est située au niveau de l’ordre des esprits dans le sens où elle initie, cherche à donner le goût et à faire progresser le jeune dans les choses de la pensée.
Il y a beaucoup à apprendre car la pensée humaine est d’une grande richesse et utilise des outils et concepts extrêmement variés pouvant être complexes à maîtriser. L’ordre de la sagesse ou de la charité est encore au-dessus. « Il est inaccessible à la raison humaine car il est un don de Dieu et procède du cœur » dit Pascal. Adjoindre aux activités d’enseignement des choses relevant clairement de l’ordre de la sagesse créera donc une confusion laissant entendre que l’ordre de la sagesse s’enseigne par la raison.
Bien sûr l’enseignant ou le directeur, s’il est interpellé par le message des évangiles aura certainement l’occasion d’être un témoin auprès des élèves, c’est-à-dire de pointer cette réalité de l’ordre de la sagesse. De la même manière, un enseignant qui ne confesse aucune foi particulière, transmettra malgré lui à travers son engagement auprès des élèves, les valeurs qu’il porte et auxquelles il tient.
L’enseignement et l’éducation sont deux notions forcément mêlées. En effet, tout enseignant, même s’il délivre aux élèves un contenu qu’il peut décrire comme un ensemble de savoirs ou de compétences, le fait dans une perspective éducative. Rien ne sert en effet de savoir pour savoir si ce n’est à gagner le « banco » au jeu des mille euros. Cependant la perspective éducative qui peut tout à fait être d’inspiration chrétienne par exemple ne doit pas je pense être un enseignement de plus, une étiquette qu’on appose. Cette perspective est de l’ordre de la charité et non de celui des esprits. Ces deux ordres interagissent en chacun de nous mais il n’est à mon avis pas souhaitable de les mettre au même plan tant la distance entre eux est grande.
En résumé, je me sens en mesure y compris dans mon activité d’enseignement, lorsque l’occasion se présente de rendre témoignage de ma foi, dans le sens où la première épître de Pierre incite à le faire « Soyez prêts à vous défendre face à ceux qui vous demandent de justifier l’espérance qui est en vous, mais faites-le avec douceur et respect. » Par contre, je ne m’imagine pas, délivrer un enseignement religieux qui constituerait la marque de fabrique de l’établissement, auquel les élèves devraient se plier ou sur lequel ils seraient évalués.